Album produit par Klash 16 et mixé par Nanou - Sortie officielle : 05 juillet
C'est tout de même le seul terrain où des petites nations peuvent humilier les grandes. Et où on peut voir certains pays assumer par le biais de leur équipe le poids de leur histoire. La France en était un exemple, et si de black blanc beur elle est passée à black blanc, désormais c'est le black-out. Alors, out aussi les blacks ?
La preuve : le 151342ème livre à polémique vient de sortir, on nous annonce pour la 2153ème fois l'extradition prochaine de Moumène Khalifa et l'Algérie va adhérer à l'OMC incessamment depuis une quinzaine d'années.
Début du mois de mars. Quelque part en Algérie. Un couple. La femme est visiblement contrariée.
Ce jeudi, Ali Tounsi, le Directeur général de la sûreté nationale (DGSN) a été assassiné dans son bureau. Lorsqu'un drame de ce genre arrive en Algérie, la première chose que fait l'opinion publique, c'est rejeter la version officielle pour chercher la vérité ailleurs, voire encore plus loin.
La chute de Khalifa a fait des victimes non consentantes parmi les moins coupables, les vrais coupables étant toujours innocentés par un triste concours de circonstances atténuantes, et pour Sonatrach, on peut espérer qu'elle ne pourra plus rien nous prendre puisqu'elle ne nous a jamais rien donné.
Alors que 2009 n'a désormais plus de neuf que le 9, 2010 débute sous le signe du Fennec, constellation méconnue mais qui croise de temps en temps Saturne et nous rappelle ainsi à son bon souvenir.
Vous avez suivi l'histoire de l'équipe nationale et des supporters égyptiens qui ont réécrit le conte du petit Poucet en semant des blocs de pierre sur les têtes des joueurs pour trouver leur chemin vers l'Afrique du Sud ?
Cela fait déjà plus d'une semaine que nous avons gagné la Coupe du Monde. Pardon, que nous nous sommes qualifiés pour la Coupe du Monde.
Entre l'Algérie et l'Egypte existe un lien de taille : nos pouvoirs sont aussi désespérément pourris l'un que l'autre. Quant à nos différences, c'est que l'un est entretenu par le pétrole et l'autre par le tourisme. Et à la façon dont les Fennecs ont été accueillis jeudi, on pourrait presque l'oublier.
Alors puisqu'il faut jouer, jouons. Et vous Madame Toumi, combien de temps avez-vous mis à oublier vos anciennes amours démocratiques et plonger dans cette liaison contre nature avec le despotisme ? Combien de temps serons-nous encore obligés d'écouter vos simagrées injurieuses preuve de votre mépris pour le peuple ?
Il s'agit bien sûr des terroristes et de leur nouvelle bombe suppositoire. Voilà une idée originale. Mais comment diable ont-ils vendu le concept ? "Modèle fuselé pour plus de confort" ? "L'éclate qui viendra du tréfonds de votre être ?"
Alger la Blanche. Alger la meurtrie. Alger portant tous les stigmates de son histoire douloureuse. Bâillonnée, réduite au silence depuis des années, elle n'oublie pas le sang qui refuse de sécher.
S'il fallait, pour des raisons économiques, modifier l'aménagement de la semaine de travail, il serait totalement exclu de toucher au vendredi, jour de repos du Musulman à la Foi Qui Jamais Ne Vacille Sauf Si On Lui Change Son Emploi Du Temps.
...c'est le ministre des affaires religieuses qui s'est exprimé et a émis des propos scandaleux qui me ramènent à ce type même d'insultes que la chaleur et la promiscuité exacerbent.
Enfin, il est vrai que nous sommes dans un pays où les dirigeants ne travaillent pas et où il est bon que les chômeurs aient leur vendredi pour prier. Pour le reste…
Parce que je suis lasse de vivre et de revivre ces évènements, à chaque fois les mêmes et à chaque fois différents, répétitions monotones qui restent inédites par les noms de ceux qui tombent.
Quand un ancien moudjahid se défend contre un "repenti" (je trouve l'utilisation de ce terme abusif et tiens à la dénoncer, repenti implique d'avoir une conscience, moi je demande à voir) c'est lui qui a droit au carton rouge.
...le réchauffement climatique a déjà gravement atteint l'Algérie, comme une sorte de microclimat. La preuve, il y fait fondre nos richesses. Il est près de brûler nos restes d'espoir et la sécheresse culturelle facilitant les incendies, on a mis le feu à notre mémoire collective, à tel point qu'à l'heure où j'écris, elle n'est plus qu'un tas de cendres balayées par le vent.
Comment un tressaillement, un bruissement lointain est-il devenu cette menace sourde, ce grondement effrayant ? Très vite, cela a été le chaos. Les bibelots, les meubles, puis les murs et enfin le sol.
Fada Vex (TOX) : Ramz El Mektoub
32ème édition du Festival International de Timgad