L’Iran tend encore une fois la main à l’Occident pour un dialogue avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Un dialogue que le président Ahmadinejad conditionne par un changement d’attitude réel de la part des Etats-Unis, appelant Obama à joindre l’acte à la parole.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a téléphoné hier à Benyamin Netanyahu à l’occasion de la Pâque juive. Lors de cette conversation, la première depuis l’arrivée du chef du Likoud à la tête du gouvernement israélien, Abou Mazen a souhaité la paix. Il s’agissait de la première prise de contact entre le dirigeant palestinien et le chef du gouvernement israélien depuis la prise de fonction de ce dernier. Mahmoud Abbas a insisté sur la «nécessité pour les deux camps de travailler à la paix», précise un communiqué du bureau du Premier ministre. Benyamin Netanyahu a répondu qu’il avait «l’intention de reprendre» les négociations et de relancer la coopération avec les Palestiniens afin de promouvoir la paix, ajoute le communiqué.
L’histoire de ce bras de fer entre un Président et son opposition peut d’abord ressembler à une de ces fantaisies latino- américaines qu’on assimile à la spécificité culturelle. Pourtant, la grève de la faim entamée par le président Evo Morales, jeudi dernier, pour protester contre de nouveaux blocages du Sénat risque de faire école dans les démocraties qui osent de réelles ruptures avec l’ordre établi. En tous les cas, les opposants au président bolivien n’y sont pas restés insensibles.
Le continent noir ne serait pas un axe prioritaire dans la politique étrangère américaine sous le règne de Barack Obama, au moins durant les deux premières années de son premier mandat à la tête de la Maison Blanche. Concernant la question du peuple sahraoui, le successeur de Geroge Walker Bush serait tenté de jouer l’équilibriste entre le Maroc et l’Algérie.
En visite-surprise en Irak, le président Barack Obama s’est voulu à la fois inquiet et optimiste. Inquiet parce que la situation sécuritaire dans le pays se dégrade à mesure que les échéances électorales approchent ; optimiste, cependant, car il estime que l’Irak est bien arrimé au wagon des nations démocratiques. Le successeur de George W. Bush avait, dès sa prise de fonction, assuré qu’il allait retirer l’essentiel des troupes américaines d’Irak d’ici 19 mois.
Les guerres du XXIe siècle seront marquées par la recherche par l’humanité de sa sécurité alimentaire. Si certains, à l’instar d’André Malraux, ou encore plus récemment de Samuel Huntington, avaient prédit des guerres confessionnelles ou civilisationnelles, la rareté des matières agricoles et des ressources hydriques pourrait conduire l’humanité à assurer ses ressources en recourant à la violence.
Le satisfecit affiché par le France et la Tunisie au sujet de leur accord sur l’immigration régulée a donné une touche d’espoir au sujet de cette épineuse question des flux migratoires et leurs scènes tragiques de bateaux clandestins où périssent des milliers de personnes. Cet accord pourra-t-il pour autant inspirer une politique d’immigration qui saura mettre un terme à l’aventure mortelle de desperados ?
Dix personnes, sept civils et trois policiers, ont été tuées hier dans une attaque-suicide, accompagnée d'une fusillade, lancée par quatre kamikazes contre l'Assemblée provinciale de Kandahar, le berceau des talibans dans le sud de l’Afghanistan.
Plus qu’une banale querelle de tribuns politiques lors d’un sommet, l’échange d’inimitiés entre le secrétaire général de l’ONU et le président soudanais hier à Doha confirme la faillite des instances internationales, en perte de crédibilité. Le mandat d’arrêt émis par la CPI contre Omar El-Béchir risque de crever l’abcès au sujet de la morale internationale
variable selon l’origine des présumés auteurs de crimes contre l’humanité.
Décidemment, le sommet du G20 à Londres sera l’un des grands sommets qui jalonneront l’histoire des relations entre les superpuissances. Selon le Kremlin, les présidents russe et américain feront une déclaration ouvrant la voie à un traité de réduction des armes stratégiques. D’ailleurs, Dmitri Medvedev et Barack Obama se rencontreront pour la première fois depuis l’investiture du président américain le 20 janvier dernier.
La Russie partage les préoccupations de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet du programme nucléaire iranien et «ne le considérera transparent que lorsque les doutes de l’Agence sur les véritables objectifs de ce programme seront levés», a indiqué, hier à Moscou, le président de la commission des affaires internationales de la Douma (chambre basse du Parlement russe), M. Constantin Kossatchev.
Le dossier est trop sérieux pour autoriser la farce. Les discussions interpalestiniennes devraient reprendre ce 1er avril. Cependant, les divergences de points de vue demeurent importantes avec d’un côté les factions dites modérées et enclines à négocier avec Israël et de l’autre le Hamas qui se refuse à reconnaître les accords de paix, comme le rappelle Aymane Taha.
Dans un entretien publié hier pas le magazine Jeune Afrique, le ministre français des Affaires étrangères a réitéré le soutien de Paris au projet «d’autonomie» marocain. Une déclaration immédiatement dénoncée par le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem Ould-Salek.
André Rajoelina a confirmé hier sa présidence contestée par de nombreuses voix sur la scène internationale par une cérémonie où le serment a été accompagné de moult déclarations de bonnes intentions sur l’avenir démocratique de Madagascar. Un message fort qui voudrait convaincre.
Dans quelques jours, le monde jugera à sa juste valeur le geste du président Obama en direction de l’Iran. En effet, depuis la révolution islamique en 1979, un président américain s’est adressé directement aux Iraniens, peuple et dirigeants, à l’occasion du nouvel an iranien. Une main américaine tendue, une première accueillie favorablement à Téhéran.
Le clash que viennent de produire la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris et la Grande Mosquée de Lyon en gelant leur participation au Conseil français du culte musulman (CFCM) était quasi prévisible.
L’occupation marocaine des deux tiers du Sahara occidental n’est pas reconnue par l’Organisation des Nations unies, et ni la souveraineté du royaume chérifien sur cette ancienne colonie espagnole n’est légalisée par une quelconque résolution de son Conseil de sécurité.
Le représentant algérien au sein de la Commission politique de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne demande une mise au point. «Accordée», lui répond la présidente du bureau. «Vous représentez un Etat criminel, vous devez être jugés pour vos crimes à Ghaza... Nous ne devrions pas siéger avec vous...»
L’arrivée de Mouammar Kadhafi, le président libyen, à la tête de l’Union africaine, a déjà fait couler beaucoup d’encre, notamment de la part de ses détracteurs. Aujourd’hui, sa sortie singulière au sujet de la situation en Mauritanie risque de fragiliser d’autant plus sa crédibilité : Kadhafi a exprimé sa conviction que le coup d’Etat est désormais irrémédiable. Qu’est-il advenu de la position initiale de l’Union africaine ?
Le propos résonne comme une déclaration de guerre contre la discrimination raciale. Yamina Benguigui prône un combat sans concession à un «apartheid invisible et insidieux» qui «gangrène» la société française depuis des décennies.
Fada Vex (TOX) : Ramz El Mektoub
32ème édition du Festival International de Timgad