Selon la «MICS 3 Algérie», une enquête initiée en 2006 par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et l’Office national des statistiques sur la situation des femmes et des enfants, a montré une évolution favorable, selon les indicateurs globaux que sont notamment la nutrition, la vaccination et la scolarisation.
L'enquête réalisée, entamée en 2006 et achevée en décembre 2008 et qui s'est appuyée sur 30 000 échantillons répartis sur 7 régions du pays, a touché des aspects tels que les conditions de vie des ménages, la nutrition et la santé de la mère et de l’enfant. Elle a aussi été réalisée en collaboration avec l’Unicef, le système des Nations unies pour le développement en Algérie, l’UNFPA et l’ONU sida en vue de mettre à jour la situation des enfants et des femmes et de suivre les progrès de la réalisation des objectifs du plan d’action mondial, «un monde digne des enfants» et des objectifs du millénaire pour le développement. Les premiers résultats donnés par l’enquête ont ainsi montré que la population algérienne se compose de 49,5% de femmes et de 50,5% hommes. 59,5% de la population réside, par ailleurs, en milieu urbain et 40,5% en zone rurale. Selon les initiateurs de l’étude, l’objectif premier du projet est d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim. Ceci avec comme priorité de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, les proportions de la population qui souffre de la faim. Ainsi et selon les données fournies par l’enquête, la prévalence de l’insuffisance pondérale chez l’enfant de moins de 5 ans est de 3,7%. Elle est de 5% chez l’enfant dont la mère est sans instruction et de 1,3 % chez les enfants dont la mère à un niveau universitaire. Selon les spécialistes, des données ont été fournies par l’enquête concernent le chiffre préoccupant de 86% des enfants entre 2 et 14 ans qui sont victimes de châtiments corporels ou psychologiques. 22% d’entre eux sont victimes de violences physiques. Par ailleurs, 4% des enfants sont forcés à effectuer un travail. 1,5% est exploité et obligé de fournir un revenu. Des disparités sont toutefois signalées au sein de la population, notamment en ce qui concerne l’assistance aux accouchements par un personnel qualifié. Si le taux est de 100 % au niveau national, deux femmes sur dix dans le Sud du pays ne sont pas prises en charge par des personnes qualifiées. Cela est aussi le cas pour le suivi de grossesse et selon les données fournies par l’équipe de recherche, une femme sur quatre n’a pas eu de suivi prénatal lors de sa grossesse dans les milieux dits défavorisés. L’éducation est aussi le deuxième objectif visé avec comme but principal d’assurer l’éducation primaire pour tous et de donner d’ici à 2015 à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. De ce fait, le taux de scolarisation a atteint les 96,5% au primaire et 62,8% aux niveaux moyen et secondaire. Pour le professeur Kellou, directeur de l’Institut national de la santé publique (INSP), l’enquête «MICS 3 Algérie» «a eu le mérite de situer le niveau de santé des enfants en Algérie par rapport à ce qui est admis universellement». Selon notre interlocuteur, un travail de longue haleine est aussi nécessaire pour exploiter la banque de données fournies par l’enquête.
Source: Le Soir d'Algérie
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