La population de la région de Bordj-Bou-Arréridj est encore sous le choc suite à l’attentat terroriste perpétré dans la soirée de mercredi dernier entre 19 et 20 heures et qui a porté un coup dur à un convoi de la Gendarmerie nationale.
18 gendarmes ainsi qu’un civil ont, en effet, trouvé la mort dans une embuscade qui leur a été tendue par un groupe terroriste dans la localité de Aïn-Defla à quelque 20 kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya. Six autres gendarmes ont, par ailleurs, été blessés ainsi qu’une jeune femme âgée de 28 ans selon des témoins oculaires. Les membres du groupe terroriste, au nombre indéterminé, selon notre source, étaient embusqués dès les premières heures de la nuit en aval de l’Oued K’saïr. Lors de l’attaque, les membres du groupe ont utilisé un armement lourd dont des RPJ 7 pour cerner et lancer l’offensive contre les Land Rover qui traversaient le tronçon de la RN 5, provoquant ainsi un véritable carnage. Par ailleurs, selon nos sources, les 3 à 5 véhicules de la Gendarmerie nationale ont été littéralement soufflés par les puissants engins explosifs lors de l’attaque terroriste. Le convoi de la gendarmerie, victime de l’embuscade, était en fin de mission après avoir escorté dans la journée des travailleurs d’une entreprise chinoise chargée de la réalisation de l’autoroute Est-Ouest. Pour répondre à cet assaut, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé sur les lieux, avec un soutien de deux hélicoptères dépêchés de la base de Aïn-Arnat, selon les témoins se trouvant sur les lieux. Un seul terroriste a été abattu aux environs de Oued K’saïr, selon une autre source. Devant cette situation, les forces de l’ordre ont aussi intervenu pour bloquer la circulation et éviter l’arrivée des automobilistes sur les lieux du drame. Ils avaient emprunté à quelques kilomètres de la route, du côté d’El- M’hir, la déviation de Hammam Dhalaâ. Durant toute la nuit de mercredi a jeudi, les habitants de la ville de Bordj- Bou-Arréridj ont assisté à un ballet ininterrompu des véhicules du renfort des forces de l’ordre et au passage des ambulances de la Protection civile qui transportaient les victimes du carnage vers l’hôpital de la ville et les cliniques privées. Jusqu’à hier, l’accès à l’hôpital Bouzidi- Lakhdar de Bordj-Bou- Arréridj était interdit par mesure de sécurité. Par ailleurs, le trafic routier sur le tronçon de la RN 5 où a eu lieu l’attentat a été fermé à la circulation dans les heures qui ont suivi l’attaque.
Source: Le Soir d'Algérie
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