Des dizaines de personnes ont été blessées lundi dans le quartier populaire Diar Chems, à l'est d'Alger, dans des affrontements avec la police anti-émeutes, a constaté sur place l'Associated Press.
Selon des témoignages recueillis sur place, les affrontements ont commencé en fin de matinée quand des policiers mandaté par le juge de Bir Mourad Rais, sous-préfecture dont relève le quartier, sont venus démolir des baraques construites illégalement par des squatters sur un terrain de football.
L'opération de démolition devait toucher également les bidonvilles construits illégalement dans ce quartier populaire, situé à deux kilomètres du siège de la présidence de la République, pour être remplacés par des immeubles inscrits sur le programme de la municipalité.
"Face au refus des squatters et leurs familles de quitter les lieux, les policiers chargés de l'opération de l'évacuation du stade ont fait appel à des renforts, des fourgons de police anti-émeutes sont arrivés", a témoigné Rachi Zeroual, commerçant à Diar Chems. "Mais, entre temps, les habitants des immeubles environnant et des bidonvilles situés en contrebas du quartier sont venus par solidarité prêter main forte aux squatters".
L'intervention de la police, qui a fait usage de bombes lacrymogènes et de canons à eau pour disperser les manifestants, a viré à l'émeute. Des commerces ont été saccagés, des véhicules incendiés et, face à la ténacité de la population, la police a dû battre en retraite sans pouvoir déloger les squatters du stade.
Ces affrontements ont également fait une dizaine de blessés parmi les forces de sécurité, a appris l'Associated Press de sources policières.
Source: NouvelObs
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