L’examen d’informatique sera introduit et comptabilisé dans les épreuves du brevet de l’enseignement moyen, à partir de la session de juin 2010, et au baccalauréat, à partir de 2012, a annoncé hier le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid. Son enseignement sera approfondi et élargi à tous les niveaux et aux branches existantes dans le cycle secondaire.
L’initiation à l’informatique va faire aussi son entrée dans le cycle primaire, a déclaré M. Benbouzid, lors d’une rencontre organisée au lycée Hassiba-Ben Bouali de Kouba (Alger), avec les 48 directeurs de wilaya de son secteur. Il annonce, à cet effet, que les 18 000 écoles primaires existantes à l’échelle nationale seront équipées, d’ici l’horizon 2014, de 180 000 micro-ordinateurs, soit 10 unités par école. Le ministre a indiqué que les efforts de l’Etat vont se poursuivre pour l’équipement de 1 700 lycées avec un deuxième laboratoire en informatique. Il note qu’un tiers des collèges est équipé en matériel informatique et que cette opération va toucher au total 5 000 établissements du cycle moyen. «Notre objectif est d’atteindre un ratio de 1 PC par 30 élèves au CEM et de 1 PC par 15 élèves au lycée d’ici fin l’horizon 2013/2014. Le ratio actuel est de 1PC pour 44 élèves au collège et de 1 pour 18 au lycée. Mais il y a aussi un certain équilibre régional qui doit être instauré dans la répartition des équipements informatiques distribués aux différents établissements», a-t-il encore affirmé. Le programme d’acquisition du matériel informatique entamé en 2001 est jugé satisfaisant. Un plan spécial à court et moyen terme sera mis à exécution pour la formation de la ressource humaine nécessaire à l’enseignement de l’informatique. Des enseignants en exercice seront ainsi formés pour la prise en charge du module d’informatique dans les trois cycles de l’enseignement. Certains vont subir une formation universitaire en bonne et due forme d’une durée de 4 ans, sanctionnée par un diplôme délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a précisé Benbouzid. Le nombre d’enseignants qui devront être formés d’ici 2013 est estimé à 7 000 dont 5 000 seront affectés dans le moyen. Un système de visioconférence sera mis en place d’ici la fin de l’année 2009, a expliqué Benbouzid. Une plate-forme informatique sera opérationnelle et réalisée d’ici la fin de l’année en cours. Elle sera transformée en provider par la suite, a déclaré aussi le ministre qui affirme que tous les établissements seront reliés entre eux dans le cadre de cette initiative dont le budget est estimé à 80 milliards de centimes. Benbouzid estime qu’il est temps de réduire ce qu’il appelle «le fossé numérique» entre l’Algérie et les autres pays. Pour lui, l’usage des technologies informatiques, de l’information et de la communication ne doit pas se limiter à l’école, mais doit être élargi à tous les secteurs d’activité. Il s’agit, selon lui, de penser à la période posthydrocarbures. «Mais il ne s’agit pas seulement d’équiper les établissements scolaires en matériel informatique. La numérisation de l’administration ne vaut rien sans la numérisation des consciences. Notre travail a besoin de soutien de tout un chacun», a-t-il dit à l’adresse des présents qu’il a appelé à veiller sur la réussite de cet important chantier. Le ministre a annoncé, par ailleurs, que les contenus des programmes, des ouvrages et tous les travaux réalisés dans les écoles seront numérisés dans une période ne dépassant pas les trois ans. La gestion des établissements scolaires sera aussi soumise à ce processus, a-t-il conclu.
Source: Le Soir d'Algérie
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