Les femmes policières en Algérie sont au nombre de 1 1161 tous corps confondus à la mi-février dernier. C’est ce qu’a indiqué hier la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) à l’occasion de l’annonce de la création d’une structure chargée de la promotion des droits de la femme policière.
Ce chiffre est appelé à la hausse, puisqu’il est attendu, à compter de ce jeudi 5 mars, la sortie de nouvelles promotions de femmes policières. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale, la nouvelle structure en charge de la promotion des droits de la femme au sein de l’institution policière aura pour objectif de «suivre le déroulement des carrières des personnels féminins et de relever toute insuffisance dans la gestion des personnels féminins, laquelle gestion ne serait pas conforme au principe de l’égalité des chances». Ladite structure aura également pour rôle de «représenter la Direction générale de la Sûreté nationale dans les réunions, séminaires et autres rencontres nationales ou internationales traitant du problème de l’égalité des chances de la femme dans les fonctions étatiques». «Le chef de cette structure, indique-t-on, est une femme policière ayant le grade de commissaire divisionnaire de police et occupant actuellement le poste de directeur d’études auprès du directeur général de la Sûreté nationale chargé de la promotion des droits de la femme policière dans les rangs de la Sûreté nationale ». Ceci dit, ces 1 1161 fonctionnaires de la DGSN ne représentent que 10% de l’effectif global des fonctionnaires de la Sûreté nationale. Il a fallu attendre l’année 1998 pour voir les premières femmes en tenue policière intervenant sur la place publique. Mais, il n’en demeure qu’avant cet «important événement», la femme policière a intégré le corps de la police dès la fin des années 1980. Quelques années plus tard, soit au début de l’année 2000, le corps de la Sûreté nationale a été renforcé par quelque 5 000 femmes exerçant en uniforme sans compter celles opérant en civil, soit 4,6% du nombre global de l’effectif de la Sûreté nationale de l’époque. «Le renforcement du recrutement des femmes policières en 1996 a permis à ces dernières de prouver leurs capacités en s’imposant sur tous les plans. Elles sont présentes pratiquement dans toutes les structures de la Sûreté nationale, y compris les plus périlleuses, telles que le désamorçage des engins explosives», a-t-on indiqué. Bien évidemment, ce chiffre a été revu à la hausse, puisque, chaque année, de nouvelles recrues rejoignent l’institution policière. Il faut savoir qu’un quota de 1200 postes, dont 1000 agents de l’ordre public (AOP), 150 inspectrices et 50 femmes officiers, est dégagé annuellement pour le recrutement des femmes. Selon des observateurs, ce pourcentage place l’Algérie en tête des pays du monde arabe en matière de recrutement des femmes dans les structures sécuritaires, notamment policières. Ainsi, le taux de femmes dans la majorité des pays arabes est nettement inférieur à celui enregistré en Algérie. Alors que dans les pays occidentaux, il ne dépasse pas les 20%, à l’exemple de la France où il est de 15%.
Source: Le Soir d'Algérie
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