Chebs et chabate, chioukh et cheikhate se sont donné le mot en donnant le la, dimanche dernier, suite au coup d’envoi du 2e Festival du raï de la ville de Sidi Bel Abbès.
Un festival qui tombe à point nommé pour rendre un peu à César ce qui appartient à… Sidi Bel Abbès.
Une appartenance d’ailleurs bien notoire au raï puisque, selon les dires du groupe Raïna Raï cet art séculaire «est né à Sidi Bel Abbès». Il faut dire que le lancement de ce deuxième opus officiel fait de cette ville un pôle culturel intéressant en devenir car, assurément, la ville de Sidi Bel Abbès renoue de plus belle avec l’ambiance des grands jours, surtout dans la conjoncture estivale ambiante qui exige toutes les attentions et initiatives d’ordre culturel. Avec quelques grands rendez-vous du genre, il est évident que les responsables locaux en charge de l’animation culturelle ne semblent pas chômer depuis le début de l’année en cours. Ils sont donc sans interruption au travail, et le résultat est traduit par la grande fréquentation qui récompense ainsi les initiatives mémorables, comme le fait d’avoir organisé, quasiment de manière suivie, plusieurs manifestations d’envergure, dont la dernière en date est le Festival international de la danse populaire, qui a remué plus d’un par son caractère festif. Pour ainsi dire, il ne faut point oublier que ces actions culturelles sont fortement appréciées, surtout que la ville de Sidi Bel Abbès était, comme de nombreuses autres villes d’ailleurs, plongée dans une sorte de marasme fataliste qui voulait que seules les grandes villes du pays soient concernées par le domaine culturel. Pour cette année, la coquette bourgade connaît un regain d’activité qui la propulse sous les feux de la rampe et confirme sa tradition d’accueil et de générosité. Pour la fête de dimanche dernier, les invités ont rendu la pareille par un joyeux déferlement de sons et de couleurs. Surtout quand on sait que cette année, la ville, capitale de la Mekkera, produit mais aussi accueille des formes d’expressions artistiques diverses grâce au Festival annuel du film amazigh, mais aussi d’évènements divers, comme les journées de théâtre et la semaine de la danse populaire avec, pour couronner le tout, le Festival du raï ces jours-ci. Sidi Bel Abbès a réussi a retrouver sa verve d’antan avec l’organisation d’importants rendez-vous culturels, illustrés d’ailleurs de manière précise, à la faveur de la deuxième édition du Festival culturel panafricain en Algérie, et de la tenue, récemment, du Festival international de la danse populaire. Ces rendez-vous cosmopolites ont été, de l’avis de nombreux festivaliers, une occasion unique de reprendre les rênes de la vie culturelle et de rehausser l’image d’une ville appréciée de tous pour son caractère chaleureux et hospitalier. Forts de cette expérience, les acteurs de la culture entendent bien sûr persévérer dans cette quête du renouveau culturel à Sidi Bel Abbès, et ce dans l’espoir que le Festival du raï soit couronné de succès. Le coup d’envoi de la 2e édition du Festival du raï à Sidi Bel Abbès a été donné au stade du 24-Février. La cérémonie d’ouverture de cette manifestation culturelle, en cours jusqu’au 8 août prochain, s’est déroulée devant un public nombreux, composé essentiellement de jeunes fans de ce genre musical, ainsi que de familles en quête de détente. Le ton a été donné par la troupe folklorique Tell de Sidi Bel Abbès, qui a produit sans surprise un beau spectacle de danse traditionnelle n’hari sur des airs de bendir et de guesba. Le tout suivi de près par la troupe de laâlaoui, «Essaf», qui captive toujours autant le public, en étant suivi des mélodies pures de Mohamed Sahli, lequel n’a pas manqué d’enflammer les foules avec ses meilleures chansons.
La belle cheikha Warda a aussi assuré avec deux chansons, laissant cheba Fadéla enchanter le jeune public qui a dansé au rythme des sons et des paroles. La soirée s’est aussi déroulée comme dans un rêve avec Kader «Japonais», fortement applaudi et honoré par les youyous qui fusaient de toutes parts, en cette belle nuit d’été. Dans la suite du programme, le festival prévoit d’autres soirées musicales qui seront animées par de nombreux artistes, avec quatre spectacles dédiés à la gent féminine, et ce au théâtre de Verdure de Sidi Bel Abbès. De la nouveauté et beaucoup de surprises sont réservées encore au public. Avec la présence d’artistes de retour, et de nombreux autres qui font les beaux jours de la vraie scène raï algérienne, il reste encore quelques nuitées de bonheur. Autant en profiter.
Source: Le Jeune Indépendant
Les autres artistes algériens
- 1 000 personnes pour dire bon anniversaire à Aït Menguellet
Rabah Donquishoot présente dernier cri sur BEUR FM