Le festival culturel national de théâtre de marionnettes a gratifié en fin de semaine dernière les enfants hospitalisés à l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) Dr Benzerdjeb d’Aïn Témouchent de spectacles différents, présentés par la troupe de théâtre Ed-dik de Sidi Bel Abbès.
Les artistes Kada Bensemicha et fils ont offert à une vingtaine d’enfants malades hôspitalisés pour de longues périodes des moments de joie qui leur ont fait oublier leur maladie, grâce à la magie des poupées admirablement manipulées et plus vivantes que de nature. La plupart des enfants ont vaillamment et joyeusement accompagné les marionnettistes dans leurs chants, en suivant avec curiosité les histoires jouées en direct devant eux. Cette généreuse séance récréative a été marquée également par la présentation de contes du terroir et aussi du répertoire universel que les spectateurs exceptionnels de cette deuxième édition du festival ont suivis avec beaucoup d’attention.
De plus, on note qu’à la fin du spectacle, les enfants hospitalisés ont reçu des cadeaux de la part des organisateurs du festival.
D’ailleurs, la cinquième journée de cette manifestation a été marquée par la présentation de deux pièces en concours pour les sept prix mis en jeu à cette occasion.
Es’amaka Eddhahabia (le Poisson d’or) et Chahrazed, présentées par la coopérative Kateb Yacine de Sidi Bel Abbès et l’association Ould-Abderrahmane-Kaki de Mostaganem, ont été très applaudies par une assistance enfantine de plus en plus nombreuse, estimée à environ 700 spectateurs par un membre du commissariat. A travers l’aventure d’un marin pêcheur qui a tiré un poisson en or dans ses filets, le metteur en scène Lasfar Bekhaled veut inculquer aux enfants l’importance de «mesurer ses ambitions pour l’individu».
Aux demandes pressantes de l’épouse du pêcheur, le poisson relâché a toujours répondu favorablement, jusqu’au retournement à la situation initiale. Le pêcheur est revenu à son gourbi après avoir reçu comme gratification une maison puis un château... Quant au spectacle Chahrazed, il a, pour sa part, permis à Mohamed Tekirat de véhiculer le message du bien pour contrecarrer le mal. Sa pièce traite de l’histoire d’un fellah, animé d’une grande bonté envers ses voisins du village, qui se voit victime d’actes malveillants, provoqués par le loup et le chacal qui dévastent sans cesse son poulailler qui est ainsi tout le temps dépouillé. Une fois pris la main dans le sac, les voleurs sont sévèrement punis. La dernière journée de ce festival de marionnettes d’Aïn Témouchent a donné lieu jeudi dernier à la programmation de deux œuvres présentées, respectivement, par la troupe Ed-dik de Sidi Bel Abbès, El Aouani (ustensiles de cuisine), et l’association Kahouadji Abderrahmane d’Arzew, Akibat el khiana.
Il est à noter enfin que le commissariat du festival a reçu de nombreuses félicitations internationales, dont celles de M. Antonio Gonzalez Beltran, directeur du festival international de L’oralité en Espagne, et de la compagnie la Caratula de Valence, ainsi que de directeurs de festivals de Suisse, d’Italie et de France, tous membres de l’union internationale des marionnettes.
Source: Le Jeune Indépendant
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