Dans ce récit, deux hommes entrent en scène. El- Hachemi Trodi (83 ans), militant à Biskra durant la période coloniale (à partir des années 1940), et Michel Laban, journaliste né en Algérie et dont les parents étaient les voisins d’El- Hachemi Trodi à Biskra. Maurice Laban père est mort au combat pour l’Algérie. En 2003, son fils Michel retrouve El- Hachemi Trodi à Paris. De cette rencontre naîtra ce livre qui raconte le parcours de ce militant.
L'histoire commence au village Nègre de Biskra où Trodi a vu le jour. Les voies du militantisme se dessinent pour lui dès son plus jeune âge. «A notre école, un nouveau directeur a été nommé, M. Henri Carbuccia. Il voulait nous faire chanter Maréchal nous voilà, mais on a refusé tout net», p. 33. Trodi évoque par ailleurs le souvenir de Larbi Ben M’hidi : «C’est en compagnie de Ben M'hidi que je me suis engagé peu à peu dans la lutte politique», p.50. Il se remémore aussi la venue de Hochi Minh dans la capitale des Zibans : «Je me souviens également du passage à Biskra de Hochi Minh. Il revenait de Fontainebleau en 1946». p.50. Puis Trodi côtoie la prison à Biskra, Aflou et dans le camp d'Arcole et de Bossuet. «… l’administration cherchait à nous abattre. Toutes les habitudes des internés étaient étudiées. Notre camp était exemplaire parce que c’était le premier et nous étions à 95% des politiques : militants du MTLD et aussi militants communistes… » p.73. Lors de leur détention, les prisonniers tentent de s’instruire en apprenant l’arabe, l’anglais, le droit ou l’architecture à tel point que les gardiens comparaient la prison à une université. L’indépendance arrive enfin marquée par des divergences et une course au pouvoir. Un ouvrage historique qui retrace le parcours du militant El- Hachemi Trodi.
Sur les chemins de la liberté,
d’El- Hachemi Trodi,
récit recueilli par Michel Laban
Casbah Editions 2009
Source: Le Soir d'Algérie
Fada Vex (TOX) : Ramz El Mektoub
32ème édition du Festival International de Timgad