Les trois comédiens,Yacine et Hichem Mesbah ainsi que Athmane Bendaoud, accompagnés du guitariste Redouane Khalil, enchantent le public par leurs Folies berbères, entre les 18 et 27 février, dans quatre villes d’Algérie.
Dans un style de music-hall purement algérien, inventé il y a plus de quinze ans, trois comédiens, soutenus par un seul musicien – il intervient lui aussi de temps à autre par des répliques verbales – envahissent la scène pour raconter un vécu, une réalité, des faits et des histoires. Ils sont attendus à Alger les 26 et 27 février, après leur passage à Constantine, Béjaïa et Tizi Ouzou, entre les 18 et 20 du mois en cours.
Les Folies berbères est un spectacle qui ne semble pas avoir pris une ride depuis sa naissance et sa première présentation à Alger. Les deux frères Yacine et Hichem Mesbah ainsi que leur compère Athmane Bendaoud ne s’en lassent apparemment pas. Le contenu est sans cesse actualisé, sinon le public risquerait de s’ennuyer, et les comédiens eux-mêmes encore plus. La dérision reste le maître mot de ce trio algérois, qui n’hésite pas à passer de la parodie inhérente à des sujets graves. Il le fait aussi en exploitant sa richesse linguistique : l’arabe, dialectal et littéraire, l’amazigh, le français, l’anglais et d’autres langues encore. Ils chantent, ils dansent, ils font semblant de se disputer, de ne pas s’écouter, en disant en même temps les choses tendrement et crûment. Ils usent comme des lurons d’un ludisme verbal pour offrir du plaisir et de la jouvence. Ils jouent, comme dans un dessin animé burlesque en live durant lequel l’improvisation n’est pas interdite. Chacun de ces trois comédiens, connus pour différents rôles dans des pièces théâtrales et dans des téléfilms, apporte sa touche personnelle à une scène qui dénonce des faits réels de la société. Ils s’amusent avec beaucoup de fantaisie en transmettant au public leur joie de vivre, leur envie de rire de tout, et celle de faire rire.
Pour Hichem Mesbah, il s’agit de «renouer à chaque fois avec ce spectacle de variétés, point de départ de leur carrière artistique, en 1992». Portant une tenue noire et coiffés de canotiers, ils manient aussi bien leurs chapeaux que d’autres accessoires sur scène.
Tout en s’inspirant de plusieurs répertoires musicaux, ils puisent également du patrimoine public, dans un show original du début à la fin.
Source : Le Jeune Indépendant
3e édition du Festival international des arts de l’Ahaggar