Les Journées du film francophones d’Alger se dérouleront du 19 au 25 mars à Alger. Pour les présenter, une rencontre avec les journalistes a eu lieu hier, lundi 15 mars, à la salle Frantz-Fanon de Riad El-Feth.
Organisées par l’ambassade du Canada à Alger, en partenariat avec les ambassades des pays participants, les troisièmes Journées du film francophones, qui ont connu, au fil des deux dernières années, un succès considérable auprès du public, verront la projection de 18 films entre longs et courts métrages, documentaires et films d’animation.
Le consul du Canada à Alger, M. Lajos Arendas, précise que pour cette troisième édition, les JFF seront en tournée à Constantine, Oran, et probablement à Béjaïa au cours du mois prochain. Le Canada, actuel pays présidant l’Organisation internationale de la francophonie, sera présent avec trois films, le long métrage tragicomique C’est pas moi, je le jure !, réalisé par Philippe Falardeau, et deux documentaires, les Chroniques afghanes de Dominic Morissette et Marie, Haïti et le Coiffeur, de l’Algéro-Canadien Mehdi Benboubakeur. La France, représentée lors de cette conférence par l’attaché culturel de son ambassade à Alger, M. Vincent Gary, présentera un film de Claude Lelouch, Roman de gare, projeté hors compétition au Festival de Cannes en 2007, ainsi que le documentaire Slam, ce qui nous brûle, consacré à ce nouvel art qui connaît un énorme succès en Europe et dont les pionniers sont de jeunes auteurs voulant révolutionner la poésie francophone, mais aussi la langue française. L’ambassadeur de Suisse à Alger, pays qui succèdera au Canada l’an prochain à la présidence de l’Organisation de la francophonie, présente le long métrage Home, avec Isabelle Huppert dans le rôle principal ; film qui a été plusieurs fois primé, notamment au Festival du cinéma suisse. La Serbie, qui participe pour la première fois aux JFF, sera présente avec un long métrage réalisé par Miroslav Aleksic, intitulé Affaire de cœur. Le documentaire Carbone, traitant de la question très actuelle du changement climatique, représentera la Grèce lors de ces journées du film francophone. L’Afrique, quant à elle, n’est pas fortement présente. Quatre pays seulement participeront à l’événement, à savoir la Tunisie avec Making of réalisé par Nouri Bouzid, primé aux Journées cinématographiques de Carthage, et le film d’animation les Naufragés de Carthage, d’Abdelkader Belhadi. Le Cameroun sera représenté par le long métrage le Silence de la forêt, de Didier Ouenangaré, qui explore l’univers très méconnu des Pygmées. Le Sénégal sera présent avec un documentaire dédié au génocide du Rwanda intitulé Rwanda, pour mémoire, et le long métrage le Prix du pardon, réalisé par Mansour Sora Wade. Le Marocain Kamal Kamal présentera son film la Symphonie marocaine, qui relate l’histoire d’un vétéran de la guerre du Liban, revenu dans son pays avec la ferme intention de combattre la guerre par la musique.
A une question relative à la très restreinte présence africaine à ces JFF 2010, M. Lajos Farendas affirme avoir contacté toutes les ambassades des pays africains membres de la francophonie, dont la plupart n’ont malheureusement pas répondu présent. Quant à l’ancienneté relative des films sélectionnés, l’intervenant dira : «Il ne s’agit pas d’un festival mais de journées consacrées au cinéma francophone. C’est donc la qualité du produit qui prime et non la nouveauté.»
Les troisièmes Journées du film francophone se dérouleront du 19 au 25 mars à la salle Cosmos de Riad El-Feth. Un événement devenu partie intégrante de la scène culturelle algéroise et qui, depuis sa première édition, a connu un véritable engouement de la part du public, notamment grâce à ses après-midi réservés à l’enfant.
Sarah H.
3e édition du Festival international des arts de l’Ahaggar